La police
scientifique réunie les services qui a pour but d’identifier les victimes et
les auteurs des crimes par des moyens techniques et scientifiques.

Les connaissances techniques  n’ont cessé d’évoluer aussi bien en physique
qu’en chimie. Cette constante évolution a contraint la police scientifique à
faire de même.

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Les avancées technologiques et
les changements qui auront lieu au XXIème enrichiront et
redéfiniront les missions des policiers scientifiques.

Toutefois, en quoi les
innovations technologiques liées  aux
sciences physiques et chimiques ont-elles influencées le travail de la police
scientifique ?

 

I)              
Histoire de la police scientifique (trouver un
meilleur titre)

La Police Scientifique et
Technique a été créé au tout début du 20ème siècle. En France, son histoire fut
marquée par deux personnes, Alphonse Bertillon et Edmond Locard.

Jusqu’au milieu du XIXème siècle,
le seul moyen de repérer les criminels était de les marquer au fer rouge mais
en 1832, la France abolit le marquage au fer rouge. Après cette loi, les
services de police vont avoir de plus en plus de mal à identifier les
récidivistes.

Alphonse Bertillon, à partir des
années 1880, met en place des techniques d’identification, comme
l’anthropométrie qui se base sur le principe qu’à partir de 20 ans, les os du
corps humain sont stabilisés et qu’ils ne changeront plus de taille. Ce système
se base sur neuf mesures du corps. (L’envergure qui est une mesure de la
longueur d’un bout d’un bras à un autre, la longueur et la largeur de la tête,
la hauteur du buste etc…) Ces mesures sont ensuite reportées sur une fiche
d’identité puis classée. Il y rajoute aussi des caractéristiques physiques
(description de l’œil, marques particulières comme les cicatrices, les grains
de beauté).

Cette méthode, surnommée le
« Bertillonnage », va être rapidement adoptée par les polices
étrangères.

Bertillon va aussi développer
d’autres spécialités telles que la photographie de la scène de crime, le relevé
des indices sur la scène.

L’anthropométrie
est l’ensemble des techniques de mesures morphologiques pratiquées pour la
recherche de criminels.

 

A la fin du 19° siècle, Henry Faulds remarque la présence
d’empreintes digitales ce qui le pousse à les étudier plus en détails. En 1880,
il écrit une lettre à Darwin dans laquelle il écrit que les dessins digitaux
sont uniques et qu’ils peuvent être classifiés. Pendant cette même année, il
publie un article pour informer les autres scientifiques de ses découvertes et
propose d’utiliser les empreintes digitales sur les scènes de crimes comme un
moyen pour identifier les criminelles.

Ces travaux seront récupérés par Sir Francis Galton qui
montre que les dessins digitaux sont uniques (propres à chaque doigt et
individu) et qu’ils ne changeront pas, en 1882.

La police va ensuite se servir de ce procédé et Alphonse
Bertillon va ajouter ce procédé d’identification par empreintes digitales à son
propre système de classement anthropométrique dès 1896.

C’est pendant la fin du XIXème
siècle que l’utilisation de la science est envisagée dans  les enquêtes criminelles.

Les vrais débuts de la police
scientifique commencent en 1910 lorsqu’Edmond Locard, un professeur de médecine
légale, créa le premier laboratoire de police scientifique au monde, à Lyon. Il
est considéré comme l’un des fondateurs de la criminalistique.

Agé de
seulement 33 ans, ce jeune professeur était un vrai génie : il est docteur
en médecine, critique musical, expert en peinture et auteur de roman noir. Il
savait parler 11 langues, avait un savoir encyclopédique sur l’anatomie, la
psychologie, l’ethnologie, l’histoire… Ces nombreuses connaissances vont servir
à de nombreux domaines de la criminalistique.

D’autres régions vont s’inspirer
de ce laboratoire et ouvrir d’autres laboratoires à Marseille (1927), Lille
(1932) et Toulouse (1938).

 

 

Modernisation de la police
scientifique

Après sa création, la police
scientifique sombre progressivement à cause d’un manque de moyen et de
personnel qualifié. Mais celle-ci est relancée dans les années 1950 grâce à des
avancées scientifiques.

René Canonge invente le fichier
CANONGE qui permet, à partir de la description physique que fait la
victime, de rechercher des photographies et des noms de délinquants. Ce fichier
enregistre les photographies, les signes particuliers (bégaiements, accent,
tatouages, cicatrices…) et les descriptions physiques (taille, pointure,
couleur de cheveux…) des personnes susceptibles d’être mêlés à une enquête.
Aujourd’hui ce fichier est informatisé et est régulièrement utilisé par les
enquêteurs.

Le développement de la ninhydrine permettant de révéler des traces
digitales sur des surfaces poreuses et l’invention du portrait-robot
marquèrent  aussi les années 1950. Le
portrait-robot est effectué par l’Homme avec un lot de photographies découpées
en 3 bandes : cheveux-front, yeux-nez, bouche-menton. Ces bandes sont
placées dans un système coulissant qui permet d’obtenir le visage d’un suspect
puis ce visage sera est retouché par un portraitiste.

Malgré ces inventions, la police
scientifique est affaiblie par certaines affaires qui ont été mal résolu.  De plus, des rapports de l’inspection
générale de l’administration vont faire des constats alarmants :

 

 

 

 

 

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